Un Vieux Quotidien

[Le Phil@tiré, ou l'amorce d'une thématique]

Dans la première moitié du XIXe siècle, la presse connaît un essor prodigieux en raison, entre autres, des progrès de l'imprimerie et de la diminution importante des coûts de fabrication. Mais, de Louis XVIII à Louis-Philippe, le pouvoir voit d'un mauvais œil son développement et assiste, impuissant, à la naissance d'une presse d'opposition, souvent critique à l'égard du gouvernement.
1953 - Figaro (Y&T n° 957)Sous la Restauration, plus d'une centaine de journaux et périodiques sont diffusés à Paris. Le 15 janvier 1826 paraît le premier numéro du Figaro, un nouveau journal fondé par le chansonnier Maurice Alhoy et le romancier Étienne Arago. Son nom fait référence au personnage de Beaumarchais dont il a fait sienne la fameuse réplique : « Sans la liberté de blâmer, il n'est point d'éloge flatteur » (Le Mariage de Figaro). Le Figaro est alors bien différent du journal que nous connaissons aujourd'hui. Hebdomadaire, il ne contient, comme la plupart des titres d'alors, que quatre pages imprimées sur deux colonnes, sans titres saillants, et se veut ouvertement satirique. Sous Louis-Philippe, l'utilisation abusive de surnoms peu flatteurs pour le souverain lui vaut d'être racheté par le pouvoir.
Après avoir brièvement cessé de paraître, Le Figaro renaît en 1854 publiant des chroniques littéraires et mondaines.
Douze ans plus tard, il passe en quotidien sous la direction d'Hippolyte de Villemessant. Après un arrêt de parution (1942-1944), il devient l'un des premiers quotidiens de la presse française sous la houlette de Pierre Brisson de 1944 à 1964 (qui l'avait déjà dirigé de 1936 à 1942). Propriété du groupe Hersant à partir de 1975, il a fait partie de la Socpresse de 1996 à 2004, date de son rachat par le groupe Dassault. Il est le plus ancien quotidien français.

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